Éco-rating des SuperPoPs
Méthodologie d’estimation de l’empreinte carbone des SuperPoPs
Pour évaluer l’empreinte carbone d’un SuperPop, l’ensemble des équipements réseaux et serveurs ,ainsi que l’hébergement, sont pris en compte.
Pour l’empreinte intrinsèque aux équipements, c’est-à-dire l’empreinte correspondant à la fabrication, transport et fin de vie des équipements faisant partie du scope 3 selon le GHG Protocole (Scope 3 Guidance), les valeurs de facteur d’émission (en kg CO2e / unité) communiquées par les fournisseurs sont utilisées.
Dans le cas des serveurs, il s’agit des configurations spécifiques à chacun des serveurs du SuperPoP qui ont été demandées au fournisseur (DELL pratique l’approche PAIA dans leur évaluation). Les paramètres pris en compte sont : le modèle du serveur, les processeurs, la RAM ainsi que le nombre, le type et la capacité des supports de stockage.
Dans le cas des équipements réseaux tels que les routeurs et switches, la même approche est adoptée en considérant les configurations spécifiques à chaque châssis modulaire et en les rapprochant des données communiquées par le fournisseur Juniper. Les composants pris en compte sont : le châssis, les routing-engines (RE), les cartes de forwarding (SCB), les fan trays, les power supplies et les linecards (MPC/MIC).
Pour l’empreinte d’usage, c’est-à-dire l’empreinte opérationnelle correspondant principalement à l’énergie utilisée pour faire fonctionner les équipements faisant partie du scope 2 selon le GHG Protocole (Scope 2 Guidance), deux études ont été menées.
Pour la première étude, l’électricité consommée par les équipements chargés à 100% est utilisé (pénalisation en l’absence de la consommation réelle selon les préconisations de l’ADEME).
Dans le cas des serveurs, le calculateur de DELL a été utilisé avec les configurations appropriées pour chaque serveur et le serveur chargé à 100%. Par ailleurs, plusieurs tests ont été réalisés en laboratoire Orange pour vérifier la justesse des valeurs communiquées par le calculateur DELL, après vérification, ces valeurs sont cohérentes avec la réalité.
Dans le cas des équipements réseau, la puissance de l’équipement chargé à 100% est utilisé, soit le « power 100% load » communiqué par le fournisseur.
Pour la deuxième étude, la puissance électrique souscrite pour chaque SuperPoP auprès des sociétés hébergeant les équipements est utilisé. Le résultat donne une valeur maximale en termes de consommation électrique annuelle et permet de comparer la valeur estimée avec la méthodologie par équipement (étude 1).
Lorsque la somme de la consommation électrique maximale estimée de l’ensemble des équipements dépasse la puissance souscrite annuelle (ce qui ne doit pas être possible), la valeur de l’étude 2 est retenue.
Une fois la consommation électrique annuelle estimée, le facteur d'émission de carbone spécifique à chaque pays dans lequel se trouvent les différents SuperPoP est utilisé (source : l'Agence internationale de l'énergie https://www.iea.org/). Un facteur supplémentaire est appliqué à chaque SuperPoP, il s’agit de l’indicateur d'efficacité énergétique (en anglais PUE ou Power Usage Effectiveness) utilisé pour qualifier l'efficacité énergétique du centre d’hébergement. Ce facteur permet de prendre en considération les pertes énergétiques spécifiques à chaque SuperPoP et est demandé à chacun de nos hébergeurs. Lorsque le PUE n’est pas disponible, une valeur par défaut de 1,8 est utilisée pour la zone UE et une valeur par défaut de 2 est utilisée pour le reste du monde (sur le principe de pénalisation en l’absence des données réelles selon les préconisations de l’ADEME). Pour obtenir l’empreinte globale d’un SuperPoP par année, un amortissement de 5 ans sur l’empreinte intrinsèque des équipements est considéré. Cette valeur est additionnée à l’empreinte d’usage.
Explication de l’affichage de l’éco-rating des SuperPoPs
L’eco-rating des SuperPoPs permet de comparer l’empreinte carbone des SuperPoPs disponibles pour le service commandé.
Afin de réaliser cette comparaison, l’empreinte carbone des SuperPoPs calculé selon la méthode décrite ci-dessus, est divisée par le nombre de vCPU allouée sur chaque SuperPoP. Les valeurs obtenues permettent de comparer l’impact environnementale des SuperPoPs en étant conforme aux recommandations de l’ADEME (le nombre de vCPU alloués a été choisi plutôt que le nombre de vCPU max afin de valoriser l’occupation des SuperPoPs).
A noter que dans le cas des nouveaux SuperPoPs (mis en service depuis moins d’1 an), le nombre de vCPU alloués est une valeur cible et non réelle (valeur « design ») afin de ne pas pénaliser ces nouveaux SuperPoPs.
Basé sur ce calcul, le SuperPoP ayant une empreinte carbone relative la plus faible aura un éco-rating de 5, celui ayant l’empreinte carbone relative la plus forte aura un éco-rating de. Les autres SuperPoPs sont ensuite classés de 1 à 5 en fonction de leur empreinte carbone relative. Lorsque l’empreinte carbone du SuperPoP n’est pas connue, l’éco-rating n’est pas fourni.
Explication de l’affichage de l’eco-rating pour la Cloud Connectivité privée
Selon le cas d’usage, dans le cadre de la connectivité privée à un Cloud, il est possible de sélectionner une localisation. Comme pour les SuperPoPs, un eco-rating est associée à chacune des localisations disponibles, permettant de comparer leur empreinte carbone.
Les localisations proposées supportent des équipements redondés sur lesquels seront mis en œuvre la connectivité vers les Clouds. L’éco-rating compare l’empreinte carbone de ces équipements calculé avec
- une partie « usage » qui est dépendante du Power Usage Effectiveness (PUE) du Data Center hébergeant les équipements et du mix-électrique du pays,
- une partie « hors usage » (fabrication + acheminement + fin de vie) qui dépend du modèle des équipements.
Basé sur ce calcul, la localisation ayant une empreinte carbone totale relative la plus faible aura un éco-rating de 5, celle ayant l’empreinte carbone totale relative la plus forte aura un éco-rating de1. Les autres localisations sont ensuite classées de 1 à 5 en fonction de leur empreinte carbone relative. Lorsque l’empreinte carbone sur une localisation n’est pas connue, l’éco-rating n’est pas fourni.